un agriculteur
Laurent Boumard, 25 ans, responsable d'une exploitation de 26 hectares, à
Saint-Christophe-La-Couperie en Maine-et-Loire.
6 h
30 Un café et Laurent va aux étables : ses dix-neuf
vaches attendent la traite. Comme chaque matin, il nettoie les bêtes et installe les
pots trayeurs sur les pis des bêtes. "Après, explique Laurent, je les nourris avec
du maïs broyé en conserve et du foin : c'est leur récompense !"
9 h
30 Préparation du tracteur : Laurent installe un
pulvérisateur derrière sa machine. Ce matin, il va épandre de l'engrais azoté sur
ses trois hectares de blé. A la fin de la matinée, il en aura traité la moitié.
13
h Repas en famille. Les parents de Laurent sont à la retraite mais
habitent encore la ferme. Ils sont contents que leur fils va continuer à travailler comme
agriculteur. Le déjeuner est le temps des décisions : Laurent parle du plan de
travail des prochains jours. Son frère Philippe,vient prendre un café et discuter
avec Laurent.
14
h 15 Le travail reprend. Au programme de l'après-midi,
Laurent construit une nouvelle étable avec l'aide de son père. Fraîchement installé, le
jeune diplômé s'est rendu compte de la nécessaire modernisation de la ferme. Il n'a
pas assez d'argent pour payer un maçon alors il fait le travail lui-même.
16
h Laurent arrive à la vigne pour la tailler. Ces jours
derniers, il a bien avancé le travail sur ses trois hectares. A moins d'une grosse
gelée, comme celle de l'hiver 1995, il produit et commercialise chaque année cent
quatre-vingts hectolitres de vin de pays.
17
h 45 Avant la nuit, il fait le tour de ses champs pour voir si
les barrières sont solides parce qu'il veut mettre ses bêtes à brouter au grand air
dès que possible.
18 h 45 Retour aux étables pour
traire les vaches une deuxième fois.
20
h Dîner et détente. Aux informations, on annonce de nouvelles
mesures en faveur du monde rural : demain, il faudra en parler aux voisins.
22
h Coucher.
0 h
Laurent a mis son réveil : "Cette nuit, je dois me lever toutes
les deux heures, car une vache doit vêler. C'est sans doute pour cette nuit. Si je ne
surveille pas, ça peut se passer mal." Dans l'étable, la vache commence à être
nerveuse. Laurent préfère rester auprès d'elle.
2 h
30 Un veau est né. Tout s'est bien passé. Laurent est
content : "Je crois que je fais un beau métier. C'est fatigant, j'en ai
parfois marre, mais dans des moments comme celui-ci, on se dit que cela vaut le
coup."